• Comme au bout du compte tout est lié, à l’instant où se pose un problème, tu ne sais pas vraiment si ce n’est pas toi-même (une partie de toi) qui as calculé l’envoi de la contrainte à un moment donné. Cela s’est calculé en toi, sous l’impulsion de l’intelligence qui n’a de cesse de vouloir s’étendre. Dans cette intention, elle ne se contentera pas de la paix et de l’absence de problèmes, elle va calculer tous les obstacles que tu devras franchir pour devenir encore plus fort, toujours plus fort. C’est inhérent à la vie : toujours plus.

    Ainsi, tu es en droit de te poser la question : « Cet objet qui vient me percuter, n’est-ce pas moi qui l’ai envoyé avant ma naissance ? ». (Rires)

    « Moi » dans le sens profond, ou toi et moi, ma mère et moi, la terre et moi, c’est la même chose. Si je poursuis cette logique de liaisons, ce rocher de la falaise qui me tombe sur la tête, c’est aussi un morceau de « moi », une parcelle de « moi » qui provoque pour une autre partie d’un « moi » qui veut répondre à cela.

    A quel moment suis-je vraiment étranger à ce qui se passe à l’autre extrémité ?

    La planète brûle et tu continues de croire que le feu ne t’atteindra pas.

     


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  • « Celui qui se fait tout petit devient grand, ou, le dernier est le premier. »

    La meilleure compréhension de ces mots, je veux dire, celle que le plus grand nombre lui prêtera, parlera d’humilité. Mais le non-être n’a rien à voir avec ce sentiment, parce qu’aussi noble que soit le sentiment d’humilité, il est encore un habit pour le cœur des hommes. Le non-être ne peut être un habit pour l’homme puisqu’il concerne le « non-homme ».

     


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  • Tu me reçois dans ton jardin, dans ta maison et ta cour et je me mets à parler. Je te raconte cette vallée où les fleurs sont de toute beauté et où le blé mûr porte déjà le goût du pain qui cuit au four. Je te parle de cette fontaine entre déserts et montagnes pelées où le chant de la corde qui descend le seau suffit à désaltérer l’assoiffé, à un point qu’on en oublie le besoin de l’eau.

    Je te parle d’une arithmétique qui ignore toutes les opérations et par conséquent pour toute somme tentée ne se produit qu’un résultat, toujours le même et qui est égal à un. Je te parle d’une cour d’école où les enfants courent en ignorant la peur de ce qui vient.

     


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  • La paix retenue par-delà les boucliers des guerriers

    La paix qui habite entre les vibrations du son du canon

    Voilà ce qui compte

    Voilà ce que je cherche à atteindre.

     

    Je veux que chacun de mes instants soit aussi intense

    Que les tiens

    Que chaque pas ne me laisse m’endormir

    Céder à la pression du chaos, abandonner.

     

    Je veux tenir les yeux grands ouverts

    Alors qu’il serait si simple de s’allonger là

    Et de laisser faire le temps.

     

    Je ne veux pas me reposer

    Non pas parce que j’ai peur, j’ai dépassé la peur

    Mais il me semble que si je me vois encore et encore

    L’oxygène nécessaire à ce petit oiseau ne viendra pas à manquer.

     

    Ce n’est pas une lutte

    C’est ainsi, je suis mu

    Comme une marionnette

    Et je me nourris d’émerveillement.

     


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  • L’esprit et tout ce qui est dedans ne font aucun pas vers l’inconnaissable

    C’est l’inconnaissable qui s’en empare.

     


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