• Est-ce que tu penses que tout est harmonieux ?

     

    Harmonie et disharmonie, yin et yang, pile et face, le monde montre deux faces d'un même visage, mais c'est le masque seul que nous voyons, confondant le vide et le plein, les complémentaires et les opposables.

     


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  •  Comment ça ?

     

    Lorsque vous prononcez : Comment ça ?

    La totalité de ce que vous êtes est supposée présente, tout ce qui vous a fait, depuis vos parents, et les parents de vos parents, les singes parents de vos et de nos ancêtres. Tout ce que vous portez en vous ne deviendrait pas si ce n'était pas déjà là, Le présent est ce point formé par les lignes qui se croisent, la ligne de votre origine et celle de l'infini, elles sont là, elles ont toujours été là. L'arbre est tout entier dans la graine, mais le vent aussi, et la terre, et l'eau, et le soleil, et l'univers.

     


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  • Le choix ne dépend-il pas de l'intention ? Si je souhaite telle ou telle réaction, je vais effectivement répondre en conséquence. Comme une tentative de "manipulation" pour amener l'autre où je le désire.

     

    Sans doute oui, mais on peut encore et toujours poser la question : d'où vient l'intention ?

    Comme il n'y a jamais de commencement à rien, dans la loi de la causalité on peut remonter à l'origine de toute chose jusqu'au big-bang, et pour finir, réaliser que le big-bang lui-même, est encore un effet de quelque chose que nous sommes incapables de voir pour le moment.

    Il me semble que la décision est toujours arbitraire, nous nous arrêtons sur une image, et nous construisons notre monde pensé sur cette image là, retenue parmi les autres, retenue en excluant toutes les autres.
    Être en rapport avec un tiers, communiquer avec lui, l'écouter, lui parler, que les intentions soient claires ou non, qu'elles soient intéressées ou non, il y a toujours une forme de manipulation, même si cela ne veut ou ne peut accepter de se nommer ainsi. Être vivant sans manipuler (consciemment ou non), je n'ai pas trouvé encore comment...

     


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  • Je pense que les idées et les autres processus mentaux, comme les images, les souvenirs et associations de souvenirs, les chemins neuronaux et les complexes neuronaux, etc etc.... ne sont pas la production de nos volontés et de nos besoins, je ne crois pas que le besoin même ou le désir soit une production de ce que j'assimile à ma personne et à mon "moi décidant", tout ce petit monde vit en nous et la participation de notre couche identitaire consciente n'est pas si volumineuse qu'il y paraît.

    Je ne suis pas Platonicien, je suis moi ou l'idée que je me fais de moi, rien de plus. Il ne s'agit pas d'un résultat de connaissance de soi en tournant le dos à l'autre, ici, tourner le dos à l'autre doit être entendu comme la plus haute forme de respect de ce que l'autre est ou aspire à être, cette formule : "tourner le dos" n'a rien à voir avec une forme de mépris mais au contraire, elle est l'expression du don dans sa forme la plus détachée, et la plus libératrice.

     


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  • Ce que je dis au fond, n'est pas que toute question appelle une réponse, mais que si la réponse n'était pas déjà, on ne verrait pas surgir la question.
    En ce qui concerne l'échange, disons que je n'y crois pas, ou bien qu'il ne correspond pas à ce que j'idéaliserais. Nous nous servons des autres -très maladroitement j'entends- pour nous voir nous-mêmes, dans ce cas, nous sommes loin de la définition de l'échange et tant mieux, je n'aime pas que les relations humaines se fondent sur des principes "commerciaux", n'en est-il pas ainsi au cœur même de notre psyché ? J'aime le geste qui se fait lorsque les yeux regardent ailleurs, sitôt la branche saisie, chercher la suivante utile à l’ascension.

    Quant à l'ouverture vers l'autre, serait-elle dans cette forme d'attention que je lui accorde afin de le comprendre mieux, de le connaître mieux ? Sur ce point encore je crains le malentendu, il y a cette attention en effet si je désire comprendre ou "connaître" l'autre, mais l'ouverture ne se fait pas par ce moyen je crois, l'ouverture la plus grande survient lorsque les questions et les réponses ne sont plus les règles du jeu qui se jouent entre nous. Elle survient lorsque je tourne le dos en laissant sur le sol quelque chose de nous à ramasser.

     


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