• A la suite d'une redéfinition de l'état de sommeil ou l'état d'éveil, à la suite d'une redéfinition de l'état de "connaissance" ou celui de "conditionnement", à la suite d'une redéfinition des états de conscience, à la suite d'une étude sur les états hypnotiques, à la suite d'une étude sur les liens entre l'alimentation et les comportements intellectuels, j'ai le regret de vous dire : oui, nous sommes tous des zombies.

     


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  •  - Sans contradiction, pas d'avancement. Sans avancement, pas à l'heure.

     

    - A moins que tout cela ne soit que leçons apprises, que la démarche soit faussée, que les règles du jeu n'amusent que les joueurs dupés.

    Si les choses évoluent, c'est qu'elles ne demeurent pas, un théorème se met en place à partir de ce que l'on peut appréhender à partir d'une position, disons... un étage de l'immeuble où l'on se tient.

     Si l'on parvient à gravir jusqu'à l'étage au-dessus, les lois auxquelles on croyait le jour d'avant s'effondrent, parce que ce qui apparaît dans le nouveau paysage ne contient pas les mêmes données. Ainsi, ils se tiennent toujours prêt à revoir leurs théories, il y a peu, les scientifiques avaient cru observer que des particules allaient plus plus vite que la vitesse de la lumière, et le monde a failli vaciller.

    Comprendre n'est pas connaître, rien est stable, une loi ne peut s'appliquer que dans un cadre limité. C'est pourquoi la science doit revoir ses copies, toutes ses copies, chaque jour qui vient risque de les brûler. C'est un cercle vicieux, lorsqu'une théorie doit être remodelée ou dénoncée, il faut se presser d'en trouver une autre, le monde ne peut pas aller ainsi, sans ses théories et théoriciens.

     

    - Ah non je m'inscris en faux. Dans le domaine de la logique, tu n'as pas une construction qui effondre la précédente et ce n'est pas davantage plus vrai en sciences physiques.

     

    - Par définition, toute démarche de compréhension se déroule avec des informations, ces informations sont toujours relatives à un point d’observation et de recueillement de ces observations, par définition, toute position d'observation a ses limitations, par définition, toute conclusion est relative à la somme des observations et à la démarche appliquée, donc vraie et fausse à la fois.

    Vous vous faites une idée de la compréhension qui ne me semble pas en adéquation avec ma réalité expérimentée.

     

    - Oui, c'est possible et du reste je respecte cette expérience. Et bien c'est en tout cas la preuve que la vérité est à facettes multiples et que nos réalités sont le fruit de nos expériences passées.

     

    - Justement, et ces facettes sont pour moi des oppositions stériles dont nos esprits tirent toute sa jouissance. Il est temps de s'échapper de ce vortex.

     

    (Extrait d'un échange sur un forum)

     


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  •  Est-il question d'établir des tables de références afin de pouvoir mesurer le niveau de souffrance ?

     Une personne perdant un doigt peut souffrir autant ou plus qu'une autre qui perd la jambe.

     Et les souffrances prénatales, qu'en ferons-nous ?

     Et les souffrances post-mortem, qu'en ferons-nous ?

     Il est une vérité pour moi, qu'on ne peut évaluer sa propre souffrance, la seule chose qu'il est possible de "toucher" (dans tous les sens du terme), c'est la souffrance ajoutée par la comédia del arte.

     


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  •  Platon a instruit en son temps le procès contre l'écriture.
    Il jugeait que l'écriture étant inerte, elle ne savait pas se défendre et pouvait donc être manipulée et détournée de son message initial. Il voyait l'écriture comme une momie, un sarcophage emprisonnant la pensée.Dans quelle mesure avait-il raison ? Tort ?

     

    Platon se trompait. L'écriture possède toutes les particularités de la parole, lorsqu'elle est enregistrée, les faiblesses et les points forts sont sensiblement identiques.
    Je pense qu'elle contient même une force plus grande, dans les chemins qu'elle peut emprunter dans le cerveau. Peut-être savait-il qu'il se trompait, sinon, il se serait contenté de faire comme son maître.

     Je démens en clair le propos attribué à Platon qui dit que l'écriture est inerte. Mais qu'elle le soit ou non ne change rien à son caractère dangereux.

     

    Comment déterminer la dangerosité ? Est-ce l'auteur qui produit quelque chose de dangereux ?

     

    Si l'on s'accorde sur le fait que Platon savait mieux que la plupart se servir des mots et des pensées, alors on doit concevoir qu'il est potentiellement plus dangereux que les autres.

    L'acte d'écrire comporte un danger par rapport au système hiérarchique et autoritaire qui peut vous faire reproche d'avoir écrit, et dans ce cas le danger est pour l'auteur.

    Mais le danger pour autrui est bien dans l'acte de lire. Ainsi, je ne sais quel usage vous pouvez faire des mots que j'écris, à priori, tous les mots représentent un danger, qu'ils soit prononcés ou écrits, c'est pour cette raison précise que l'écriture ne peut être présentée comme "inerte".

    Excès de précisions ou défaut de précisions, cela rend évident la non-inertie.

     

    Extrait d'une conversation sur un forum.


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  •  Avons-nous moralement besoin du travail ?

     

    Non, aucun besoin moral; ce serait même le contraire, mon sens moral est affecté par l'obligation de travailler moi-même et bien entendu pour l'obligation des autres.

     

    Quand je dis "travail" je ne parle pas forcément de réduction à l'état d'esclave...

     

    Ah bon ? Où ça ? Je n'ai vu que des esclaves, mais c'est vrai que la plupart étaient heureux de leur situation.

     


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