• Aller se soulager dans les toilettes est encore de la philosophie.
    Je n'y vois pas d'inconvénient, pourquoi pas, cela ne me concerne pas, j'utilise les mots que je crois être les plus indiqués pour communiquer, mais je ne crois pas aux mots pour communiquer sur les "choses" essentielles. Les termes ne sont que des enveloppes, cela dépend de ce qu'elles contiennent.

     


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  • Je ne crois pas que l'enseignement permette d'atteindre des sommets, d'ailleurs cette idée de sommet est précisément une belle démonstration de l'égarement produit par toutes les formes d'éducation. Je me demande bien de quel sommet il pourrait s'agir, il me semble le contraire, je ressens l'utilité, le besoin suprême, intense, de me rapprocher du sol, d'y coller mon oreille avec délicatesse, de plonger ma tête dans les vases d'une rivière, de me mettre nu sur un rocher fouetté par les vents.

    Je pense que je me suis perdu lorsque je marchais vers ces crêtes, les yeux rivés vers des aiguilles dont je pensais qu'elles étaient plantées dans ma chair et que je devais les retirer froidement, il n'y avait qu'une seule façon de le faire, c'était de monter, monter, monter toujours plus haut, afin de me sentir au-dessus, mais au-dessus de quoi ? Au-dessus de qui ?

    Plus je remplissais mes coffres de cette poussière de connaissance, et plus je sentais mon âme se vider. Je ne crois pas à une connaissance qui se laisse entasser dans nos crânes, comme notre argent dans nos coffres, je ne crois pas à la connaissance qui se communique d'homme à homme, Je ne crois pas à la connaissance qui nourrit l'esprit et le satisfait en le faisant roter à longueur de journée sur lui-même.
    Philosopher, réfléchir, raisonner, c'est mieux que rien n'est-ce pas ? Mais ça ne mène pas loin, ça réconforte, ça rassure, ça pète dans les vents.


    La connaissance est partout, tout autour de nous, elle nous touche, elle n'est pas maîtrisable, pas stockable, elle n'est pas à posséder, elle ne peut que nous traverser. et que lui-disons nous ? "Laisse-moi tranquille, je ne suis pas disponible, c'est l'heure pour moi de philosopher..."

     


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  • - Citation de Paul Claudel : "[...] la langue française n'offre pas beaucoup de ressources à l'expression de ce sentiment [que] j'appellerai la révérence, le respect, l'acceptation spontanée d'une supériorité inaccessible à l'intelligence, la compression de notre existence personnelle en présence du mystère qui nous entoure, la sensation d'une présence autour de nous qui exige la cérémonie et la précaution." Plus loin, Claudel parle de frisson religieux...

     

    - Ce frisson religieux, invoque t-il une expérience de l'ordre du sentiment devant de l’innommable, du grandiose pressenti ?

    Le mot de Dieu n'est pas prononcé, mais celui de "religion" l'est lui, alors ce qui relierait serait-il se sentiment, dans le sens "ce qui est perçu", cette intuition probable qu'une intentionnalité sous-tendant l'existant ?

     

    - Le frisson religieux pourrait être traduit par le mot piété qui traduirait le sentiment de respect à l'égard de cette présence mystérieuse, sentiment produit par la raison et non les émotions.

     

    - Oui mais bon, le sentiment de respect est peut-être quelque chose de réflexif, quelque chose qui découle naturellement du cerveau reptilien et qui nous fait ouvrir grand les yeux devant ce qui nous dépasse ou tout simplement nous émerveille, comme l'enfant qui découvre le jouet promis et inespéré au pied du sapin de noël.

    Vient ensuite la raison, est-elle dépassée elle aussi ? Oui certainement, tant de beautés inexplicables doivent produire un effet psycho tropique propre à l'emmener dans des volutes extatiques.

    Le terme "piété" m'est étranger et pour tout dire, il me procure une sensation gênante, le terme "humilité" ou le terme "admiration" conviendraient-ils ?


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  • - Apprendre pourrait donner du 'sens à la vie', n'est-ce pas ?

     

    - Non ! Apprendre pourrait être une raison de se sentir heureux de vivre, c'est un intérêt, pas un sens.

     


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  •  Est-ce que vous pensez que la vie a un sens ?

     

    L'intérêt ou les intérêts que l'on peut trouver dans le fait de vivre... hum... ne vous apparaît-il pas que cela n'a pas grand chose à voir avec le "sens" de la vie ?

    Le plus souvent, lorsqu'on pose cette question, on implique (intentionnellement ou non) une volonté, celle d'un auteur de la vie. L'on se dit : s'il y a un auteur, une volonté, c'est qu'il y a un sens, et je dois le chercher ce sens. Si l'on pense qu'il n'y a pas d'auteur, on ne cherche pas le sens.

    Au niveau de chacun, comme nous avons tous des parents, donc des auteurs, nous devrions nous adresser à eux pour qu'ils nous disent quel sens ils concevaient en nous "autant". Il va de soi que les réponses sont très nombreuses et souvent insatisfaisantes.

    Une coccinelle demandait à sa maman coccinelle : quel sens y a t-il à ce que tu me donnes la vie maman ? La maman coccinelle répondit : avant que tu sois, je t'aimais déjà très fort, et comme c'est très idiot d'aimer quelqu'un qui n'est pas encore, je t'ai mis en route pour que l'amour que je ressentais pour toi ne soit pas absurde....

     


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