• Se penser bien en place pour accorder des droits, c'est encore se penser en place pour refuser des droits.

    Même position, même attitude, nous saurons bientôt si la nature accordera quelques droits à la survie à notre espèce.

    Je préfère considérer pour ma part, que les droits que je m'accorderais à moi-même, ou tout regard d'estime que je m'autoriserais vers moi-même, etc, tout m'interdit de ne pas les accorder à tout ce qui vit. Mais le terme accorder n'est pas le terme correct.

     


    votre commentaire
  • - Voila deux mots qui n'ont de sens que sur le marché aux puces.
    Je me demande bien ce qui va sortir de ces nouvelles définitions.

     

    - Qu'est-ce que tu veux dire ? Qu'il n'est pas vraiment possible de les définir ?

     

    - Je veux dire que trop de sens tue le sens.

    Ce sont des mots fourre-tout et philosopher sur ces mots n'apportera aucune clarté. Il n'y a rien d'autre qu'une somme de fantasmes à découvrir.

     

    - Mais en les définissant, ne cessent-ils justement pas d'être des mots fourre-tout ?

     

    - Oui, on peut pondre toutes sortes de définitions de la liberté, dans cette citation Nietzsche nous donne celle du moment qu'il vit, vous interrogez mille personnes, elles vous en fourniront toutes au moins une, le souci n'est pas là qu'il y aurait carences de définition, mais que pour ces mille personnes, le lendemain, la liberté serait encore autre chose, vous n’échapperez pas à cela. Personnellement je me suis échappé, je dis que la liberté est une idée vague qui se classe parmi les fantasmes, en bref, qu'elle n'existe pas, que ce terme ne fait référence à rien d'absolu, ou rien de réel non plus, que tout ce qui se rattache à ce terme n'existe que dans les facéties intellectuelles de l'humain.

    Alors évidemment que reste t-il ? La philosophie ! La philosophie pour prétendre y voir clair dans les caprices inventifs ou erratifs de cerveaux pensants comme d'autres divaguent. Philosopher sur le rêve, voila tout ce qu'il reste, ne vous en privez donc pas.

     


    votre commentaire
  • Méfions-nous, parler de l’espace est un piège pour l’esprit.

     

    Pourquoi un piège ?

     

    Parce qu’il faut utiliser des concepts et que l’espace dépasse tous les concepts.

     

    Mais l’espace aussi se perçoit dans le déplacement ?

     

    Non, tu confonds la place et l’espace. Dans une salle de danse, il y a de la place, et de l’espace. La place est un concept, l’homme peut la produire, il lui suffit de construire quatre murs et il crée la place entre ces quatre murs, puis il peut remplir de meubles la place et la fait diminuer. Plus il met d’objets dans la place qui est entre les quatre murs, plus il diminue la place. Mais il ne voit ni l’espace, ni il ne le produit, ni il ne peut le diminuer, ni le faire accroître.

     


    votre commentaire
  •  C’est quoi le mécanisme qui produit cette schizophrénie ?

    Plus l’homme s’est trouvé dans la nécessité de satisfaire cette pulsion physiologique, appelée : « besoin de comprendre », plus il a dû construire de reflets en lui afin d’instaurer l’illusion de multiples relations.

    Le mensonge est ce qui, par nature, s’est construit dans la relation secrète de ces multiples en nous. Et c’est bien une des conditions extrêmement fortes, qui font que le monde reste tel qu’il est, que nous n’avons pas intégré cette dimension là, dans la transmission aux enfants.

    Au contraire, on les éduque en leur faisant croire que c’est un système qui leur permet de s’adapter et de changer, ce qui fait que plus tard, ils attendent du système les solutions à leurs problèmes.

    Ce n’est ni involontaire, ni accidentel, ni inconscient, le système s’est arrangé pour que l’individu ne se perçoive pas lui-même en tant que cause d’un problème, il se comprend comme une personne à qui il arrive des problèmes, et il pense qu’il ne peut les résoudre seul, et c’est pourquoi il doit s’associer avec d’autres individus qui, comme lui, composent le système. Cela donne un résultat de ce genre : « ensemble, on » va bien trouver des solutions !
    En réalité, les problèmes sont sa production (il ignore souvent que c’est lui et les autres qui les génère).

     


    votre commentaire
  •  Parler des programmes, on ne saurait le faire sans parler de soi-même, de son expérience, que pouvez-vous nous en dire ?

     

    Suis-je capable de saisir un programme, en moi, dans mon quotidien ? Il y en des centaines qui s’appliquent à chaque instant, suis-je capable d’en saisir un seul ? Suis-je capable de l’identifier, de connaître son origine, de remonter le cours de son histoire, de savoir si j’ai à faire à un programme génétique, ou à un programme qui s’est élaboré à la suite d’un événement précis, ou à un programme qui s’est construit lentement, en lien avec une succession de choix ?

    Ces programmes s’élaborent sous l’impulsion de réflexes qui se manifestent dans un temps très court, si court que nous n'avons même pas le temps de le voir. Quand on met la main sur une casserole chaude, le geste de retrait que l’on fait est produit par un programme.

    Si ce programme est stoppé, la main reste en contact et se brûle. Le fait de se brûler est aussi le produit d’un programme, si l’on stoppait ce programme, la main ne serait probablement pas brûlée. Comme les programmes sont très puissants, il est possible aussi de se brûler avec une casserole froide.

     

    Chaque mouvement qui se produit en nous, dans notre corps ou notre cerveau, est à double sens, n'est-ce pas ?

     

    Notre petite « compréhension/connaissance » de notre mental nous induit toujours à croire que les choses ne vont que dans un seul sens. Nous regardons un objet, nous disons que nous voyons l’objet, or, l’image de l’objet telle qu’elle se finalise en notre « conscience » est ce que le cerveau a « choisi » d’arranger pour nous à cet instant-là, ceci est un des sens. L’autre sens, je le vois dans le fait que le cerveau est capable d’arriver au même résultat sans qu’il y ait eu d’objet.

     

    Pourquoi dire que c’est l’autre sens, comme si c’était le sens inverse au premier ?

     

    Parce que nous partons de l’image qui est dans notre cerveau, et cette image de l’objet a suivi un chemin qui peut se « monter » dans les deux sens. En règle générale, nous ne sommes conscients que d’un sens : celui de l’image qui s’affiche parce qu’un objet se tient dans la lumière devant les yeux, et de la qualité de la lumière qui traverse l’appareil optique, etc.

    Mais le cerveau est capable de créer l’image, autrement dit, de nous faire voir un objet alors qu’il ne se tient pas là, devant nos yeux. Si nous allons plus loin, on peut dire que le cerveau est capable de créer l’objet. Le « schizophrène » crée un double autre que l'image de lui-même.

    A priori, cette opération ne semble se produire que pour nous, mais on peut constater qu’un cerveau capable de créer une image de l’objet en lui et pour lui seul, est aussi capable de la suggérer à d’autres cerveaux. Ce sont les phénomènes d’hallucination collective.

     

    Qu’est-ce qui n’est pas collectif ?

     

    Nous voyons cet objet, c’est un effet collectif. Et là, toute la question du réel est posée. Le double sens, au milieu l’image, l’objet est-il ou n’est-il pas ?

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires