• L'homme : - Pour comprendre, nous les humains, il nous faut des outils, et les outils ce sont les mots. D’ailleurs devant la fleur, l’homme commence par… donner un nom et ce nom est une description. Par exemple le mot "pétale" entraîne une succession de questionnements : qu’est-ce qu’un pétale, à quoi sert un pétale, à quoi se reconnaît un pétale, quel est sa couleur, son goût, sa texture ? Il en sera fait de même avec toutes les parties de la plante que l’homme peut différencier. On voit donc que le mécanisme de la compréhension passe par la nomination, la désignation, l’inventaire, la définition. Nous sommes là, devant l’utilité des mots, ils répondent au besoin de comprendre. 

     

    Le cheval : - Ainsi l’homme a du enrichir sans cesse son vocabulaire ? 

     

    L'homme : - On peut observer aussi, que plus il y a eu de mots, plus la construction de la pensée, de l’analyse, de la comparaison, de la description se sont complexifiées. 

     

    Le cheval : - Donc, en premier point chez vous, le langage répond à un besoin de compréhension et non à un besoin de communication avec l’autre. La compréhension n’est qu’une autre forme de communication en soi. Puis il s’est fait un glissement, et un malentendu, l’homme a pensé le "mot" pour communiquer avec l’autre. 

    Je mets sur un même plan, le travail de la pensée et de communication en soi, parce que j’insinue que la structure de votre cerveau évolué est schizophrénique. Le propre du cerveau de l’homme, et ce qui le distingue de celui de l’animal, c’est sa propension démesurée à la schizophrénie.

    C’est un point important, parce que je mets sur la même table d’observation, la schizophrénie ou la dualité en tant que principe de multiplication quasi à l’infini, (le principe multiplicateur cérébral) et l’évolution du cerveau de l’homme qui a donné des mesures énormes au besoin de comprendre.

    L’homme c’est l’animal, qui par sa pensée, installe des miroirs dans sa boîte crânienne qui ne le laisseront pas tranquille puisqu’il n’est plus "Un" mais "multiple", donc divisé et souvent séparé.

     


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  • C’était un jour où je pensais

    Ce que tu fais, par amour fais-le

    Par amour je te regardais

    Par amour je t’écoutais

    Par amour je te devinais

    Tant de choses par amour je voulais faire

    Mais aujourd’hui, par amour

    Tant de choses je ne dois plus faire.

     


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  • Je ne me souviens plus

    Son monde m’est inconnu

    Dans ces instants de silence

    Inconnu mon propre monde aussi

    Il a posé sa question

    L’œil vif, il attend une réponse

    Au sortir d’un sommeil étranger

    Je tourne la tête et regarde

    Un arbre droit et élancé

    Se tenait là, devant moi

    Une racine caressait mon pied.

     


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  • Si je vous vois arriver avec votre manteau noir, je vais dire : « Tiens, voilà l’homme au manteau noir, et si je parviens à voir ce que vous portez dessous, je dirais : « tiens voilà la cravate verte et la chemise bleue ».

    Et si vous êtes tout nu, je dirais : « Tiens voilà la peau de … ». C’est ce que nous faisons pour identifier un cadavre : « Oui, c’est bien mon fils, il avait un grain de beauté là ! ». Nommer, c’est comme identifier, c’est aussi comme définir, c’est encore comme posséder, et surtout hélas comme connaître, mais rien n’est plus faux, nommer n’est pas connaître, nommer ne sert qu’à rédiger des listes. Connaître est un résultat que seul le corps peut atteindre. Si tu fais cette expérience de connaître cette chose qui se tient devant toi, alors tu peux lui donner un nom, mais tais-le ce nom, tais-le de peur que ton enfant croit que c’est l’unique opération nécessaire, retenir le nom de l’arbre ou du champignon. Ne te mets pas entre ton enfant et l’arbre, ne l’incite pas à s’imaginer que l’essentiel de la rencontre doit pouvoir s’écrire sur le papier (il ne pensera pas non plus que ce bout de papier est la chair de l’arbre), si tu le convaincs de cela, il oubliera jusqu’à l’endroit de la rencontre, qui ne peut être qu’en son cœur.

     


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  •  Cet arbre, ce chien, n'ont-ils pas un rôle aussi prépondérant dans ma destinée ? Si je me sens dans un « devoir vivre défini » par rapport à mes enfants, mon épouse, mes frères et sœurs, ne vais-je pas devoir me souvenir, ou prendre conscience que ce chien qui va traverser la rue peut m'envoyer au cimetière et cet arbre sous lequel j'ai placé ma tente s'effondrer sur la famille et les tuer tous ?

    Cette relation dans laquelle je veux mettre plus de conscience va exiger que je regarde autrement cette table, que je la touche avec plus de respect, comme si elle était une parente, un bien-aimé, parce que cette table, comme tout autre objet est lié à tous les instants qui participent à la respiration de mon être.

     


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