•  Platon a instruit en son temps le procès contre l'écriture.
    Il jugeait que l'écriture étant inerte, elle ne savait pas se défendre et pouvait donc être manipulée et détournée de son message initial. Il voyait l'écriture comme une momie, un sarcophage emprisonnant la pensée.Dans quelle mesure avait-il raison ? Tort ?

     

    Platon se trompait. L'écriture possède toutes les particularités de la parole, lorsqu'elle est enregistrée, les faiblesses et les points forts sont sensiblement identiques.
    Je pense qu'elle contient même une force plus grande, dans les chemins qu'elle peut emprunter dans le cerveau. Peut-être savait-il qu'il se trompait, sinon, il se serait contenté de faire comme son maître.

     Je démens en clair le propos attribué à Platon qui dit que l'écriture est inerte. Mais qu'elle le soit ou non ne change rien à son caractère dangereux.

     

    Comment déterminer la dangerosité ? Est-ce l'auteur qui produit quelque chose de dangereux ?

     

    Si l'on s'accorde sur le fait que Platon savait mieux que la plupart se servir des mots et des pensées, alors on doit concevoir qu'il est potentiellement plus dangereux que les autres.

    L'acte d'écrire comporte un danger par rapport au système hiérarchique et autoritaire qui peut vous faire reproche d'avoir écrit, et dans ce cas le danger est pour l'auteur.

    Mais le danger pour autrui est bien dans l'acte de lire. Ainsi, je ne sais quel usage vous pouvez faire des mots que j'écris, à priori, tous les mots représentent un danger, qu'ils soit prononcés ou écrits, c'est pour cette raison précise que l'écriture ne peut être présentée comme "inerte".

    Excès de précisions ou défaut de précisions, cela rend évident la non-inertie.

     

    Extrait d'une conversation sur un forum.


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  •  Avons-nous moralement besoin du travail ?

     

    Non, aucun besoin moral; ce serait même le contraire, mon sens moral est affecté par l'obligation de travailler moi-même et bien entendu pour l'obligation des autres.

     

    Quand je dis "travail" je ne parle pas forcément de réduction à l'état d'esclave...

     

    Ah bon ? Où ça ? Je n'ai vu que des esclaves, mais c'est vrai que la plupart étaient heureux de leur situation.

     


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  •  Évolution de l’Homme animal vers le surhomme peut-être ?

     Je comprends votre message, et je vous rejoins assez sur cette position.
    Toute-fois je pense qu'il faut renoncer à cette expression : "le surhomme", ou "sur-humain" d'ailleurs.

    Pour plusieurs raisons, la première est la sur-exploitation de ces termes, la seconde est peut-être la suivante : comme vous le dites, il faut élever la condition de l'homme, cela peut signifier que notre condition est inférieure à celle qu'elle devrait être, dans ce cas, nous serions des sous-hommes, et il serait bon que nous devenions des humains, tout simplement.

    Ce sont les sous-hommes que nous sommes qui ont besoin d'être surmonter.

     


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  • Penses-tu que notre cerveau a des capacités que nombre d'entre nous ignorons, ou n'exploitons pas selon toi ? Une action à distance donc ?

     

    C'est une interprétation possible de mes mots, mais ce n'est pas la théorie à laquelle je pensais. Pour moi, c'est un fait, le cerveau arrange des réalités, ne me demande pas comment il fait, la science est loin de pouvoir l'expliquer, contrairement à ce que ce que s'imaginent certains, nous connaissons mieux la planète Mars que le cerveau.

     

     Alors comment expliques - tu les exemples que tu m'as donnés?

     

    Le cerveau arrange les réalités, avec quel outil pourrons-nous chercher le sens de ces mots ?

    Je n'en vois qu'un à ma (à notre) disposition, la raison. Le problème, c'est que pour que le raisonnement soit développé de façon pragmatique, objective, il faudrait (conditionnel) pouvoir compter sur un "capital informations" suffisamment et correctement alimenté. Il faudrait aussi occuper une position détachée et neutre, autrement dit, être certain que l'on a pas un avis plus ou moins clair sur la question à défendre. Car toute position préalable sur un domaine (qui plus est, peu ou très mal connu de la part des participants de l'étude en question) comme celui-ci, comme tout autre d'ailleurs, ne manquerait pas de détourner l'analyse et les éléments de raison au profit de cette position avouée ou non.

    J'ai relaté, exposé des faits, ces faits ne diront rien à ceux qui ne les ont pas vécu ou vécu des faits similaires. Ces faits défient la raison, car en aucun cas, ils peuvent être réalisés par le fruit de son travail.

    Or donc, si cela est constaté, c'est à dire, si l'on admet que le cerveau peut entreprendre des tâches incompréhensibles, inconcevables pour la raison, il nous faudra admettre que ce cerveau "possède" plusieurs modes de fonctionnement.

    S'agit-t-il de modes vibratoires, de fréquences, d'ondes, d'énergie, etc ?

    Cela m'est égal, ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est l'observation des états de conscience et les processus qui s'exécutent à partir des mouvements des pensées et des émotions, et d'autres choses encore. Ce qui m’intéresse, ce sont les postions dans l'esprit, car j'ai cru comprendre qu'une position dans l'esprit générait son propre plan des réalités, son propre champ de perceptions, ses propres caractéristiques de conscience, qu'un monde ainsi instauré, un monde complet dans ses règles et ses logiques, stoppait les autres mondes possible pendant une durée indéterminée. Ce qui m’intéresse (et j'invite ceux pour qui ce que je dis ici trouve un écho), c'est le "rêveur" et le "rêvé".

     


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  • La raison comprend une action comme : monter. Elle comprend une autre action comme : descendre. Elle comprend encore une autre action comme : ne pas monter et ne pas descendre, ce qui revient à ne pas bouger. Toutes ces actions sont des "faire", un "non-faire" ne sera jamais produit par la raison, il ne découle pas d'un choix et d'une analyse, mais d'une polarité mentale qui ne se produit d'ordinaire que par accident, choc émotionnel violent, hypnose, état de santé fiévreux, etc... mais certains travaillent leur esprit afin de se retrouver dans cet état beaucoup plus souvent, et les disciplines qui le proposent sont nombreuses de par le monde et portent différents noms, Le raja yoga en est une par exemple. Ces types d'actions, la raison les qualifie comme des actions opposées ou contraires, mais dans le cadre toujours d'un système d'analyse qui lui est propre.

    Le "non-faire" de descendre (qui n'est pas ne pas descendre) est un réel contraire parce qu'il se produit à l'intérieur d'un état mental qui échappe au "moi". Ce qui se produit par l'effet de cet état mental (ou état de conscience) est incomparable à tout autre phénomène, l'entraînement du type sportif ou la plus haute concentration ne sont pas en mesure de produire quelque chose de comparable.

    Par un non-faire, j'ai vu par exemple, un homme neutraliser des agresseurs armés, sans les toucher. Un autre homme traverser une zone occupée par des lions sans qu'ils semblent le voir. J'ai vu un homme tirer à l'arc sur une cible à 80 mètres qui était derrière une butte de terre, donc invisible pour lui, et la flèche toucher un point aussi petit qu'une mouche.

     

    Des preuves ?

     

    Des preuves de quoi ? Tout le monde a l'expérience de ce dont je parle plus haut.
    Par exemple : ne t'es t-il pas arrivé de conduire ta voiture pendant quelques minutes dans une espèce d'absence, ton esprit comme occupé ailleurs dans des "faire" plus importants pour le "moi" et te rendre compte tout d'un coup que tu ne te souviens plus du trajet ni des événements, avec l'impression qu'une autre part de toi a géré, très bien géré d'ailleurs ?

     Le "scientifique" que tu es dira sans doute : mais c'est de la distraction !! ça peut en être comme ça peut être autre chose, la distraction génère souvent des accidents.

    Cet exemple est censé illustré une de ces conditions mentales ordinaires et courantes, quelque chose qui arrive à tout le monde et qui invite à la méditation sur le "comment" le moi se trouve différemment impliqué au niveau de ses moyens de contrôle sur les choix et actes quotidiens, une explication scientifique peut oser avancer une théorie mécanique sur les fonctionnements du cerveau, cela ne s'oppose en rien à des faits. Ce serait comme vouloir opposer des vérités à des réalités.

     


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