• Du guerrier et de la conscience (5)

    La voie du Samouraï ou le Rônin

    Que penses-tu du traité des cinq roues ?


    Bien entendu, l'ouvrage est dédié au rythme, la technique sans conscience de l'espace et du temps n'est que gesticulation.

    Mais qu'est-ce que le rythme sinon un calage savant sur le mouvement intérieur.

    Et ce mouvement doit être perçu. C'est donc encore un pouvoir des sens.

    Le regard doit être là, non perçant et fixe, car il serait suspendu aux tensions internes.

    Le regard est là, c'est une vision qui ne s'arrête sur rien, c'est un regard vide.

    Vide de tout trouble, vide de tout questionnement, vide de toute attente, vide de toute fuite.

     

    Alors ce ne sont plus des formes, des masses, des objets qui se tiennent là devant. Mais des mouvement d'air, de l'air fouetté par les intentions cachées.

    Comme celui que le son frappe, envoyant des rouleaux de souffle sur nos tympans, et le tintement apparaît.

    Un être vivant s'appuie sur l'air, cela semble évident quand il se déplace, mais pour le regard du guerrier chacune de ses pensées s'appuie sur l'air également.

    C'est ce mouvement de l'air qui fixe le rythme, c'est ce mouvement qu'il faut pouvoir percevoir. Afin que le sabre ne soit pas agi par la main et les muscles mais par le rythme du souffle.

     


    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :