• Du chemin (11)

    Bon, voilà que vient en première ligne la question de la confiance en soi, je ne vais quand même pas faire comme si, je n'entendais pas.

    Si le manque de confiance prend forme dans l'éducation que l'on a reçue, je vois son origine bien en deçà.

    Notre personnalité repose sur la saisie d'une ego, cette séparation entre le penseur et son objet, « je suis cela qui pense, qui veut, qui agit ».

    Comment une chose illusoire pourrait-elle trouver confiance en elle ?

    Pourtant, il y en a sur cette terre qui ont grande confiance en eux et même beaucoup d'arrogance dans leur façon d'exister au monde.

    Ceux-là font partie des gagnants, des gouverneurs, des oppresseurs, de ceux qui savent pour les autres.

    Je n'ai jamais pu faire partie de cette race triomphante.

    Manque de confiance ? En aucune façon, je ne peux m'affirmer. Mais pour un projet qui n'est pas le mien, qui s'impose comme une évidence, le doute disparaît, alors la flèche va droit au but.

    Aussi, il y a ce qui se passe dans la transformation quand ce qui émane de la personne est amour.

    Ah comme tout est facile et sans question, dans cet état ! Mais avant que cela s'installe, il faut faire avec ce poison, comme avec la colère, le désir, la jalousie... Ce sont les portes pour passer de l'autre côté.

     

    Sur cette question de la confiance je me retrouve assez dans tout ce que tu dis (et là c'est un signe de notre ressemblance en esprit).

    Que dire de plus ?

    Nous ne pouvons (si nous sommes réellement sages) être généreux de cette confiance envers nous-mêmes, seuls les fous ont capturé cette confiance-là.

    Je peux dire que j'ai une certaine confiance dans la pureté de mes intentions, bien que cette confiance n'ait jamais été la même tout au long de ces années. Je veux dire que par le passé je devais être plus généreux, ma générosité envers moi n'ayant d'égales que mon arrogance et ma bêtise.

    Devenant de plus en plus vigilant et sévère, je peux voir souvent que dans la nature de l'homme est la nature animale brutale.

    Si je sens parfois en moi un peu de cette brutalité, un peu de cette egoïté, ou même de ces pulsions, un « champ » survient pour les stopper, par conséquent, l'auto-confiance ne peut être que relative.

    Encore une fois je crois que le juste milieu associe une certaine confiance (qui est absence de doute) et une remise en question permanente qui doit s'accompagner d'une totale sérénité face à l’inexistence des certitudes, l'inexistence même de la quête des certitudes.

    Ceci est l'état que je maintiens, ou qui se maintient de lui-même.

    Avoir confiance en ses intentions ?

    C'est surtout de la nature qu'il s'agit. L'ego n'est qu'une image déformée et réduite de ce que nous sommes, il ne nous représente pas. Rien ne peut nous représenter, c'est pourquoi l'emploi du terme « nature » restera imprécis mais tout à fait à ma convenance, car je ne prétends pas vouloir définir l'être.

     

    Michelle, sens-tu ce que je veux signifier là ?

    Nous sommes « quelque chose » avant que l'ego se construise, se mette en place, et je ne pense pas que l'éducation qu'on nous applique vienne changer ce quelque chose en profondeur.

    C'est pourquoi lorsque je parlais « d'intention », j'évoquais une profondeur de l'être, en deçà du mental, cette chose, je consacre beaucoup de temps à l'observer chez les petits enfants de tout âge.

     


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :