• Conscience de devoir mourir

    Les animaux sont toujours dans l’inquiétude de ne pas parvenir au bout de leur devoir de procréer. Ils s’activent sans cesse, comme les proies potentielles qu’ils sont, au travers d’un parcours compliqué, dangereux, dont il faut trouver la sortie : « Quand est-ce que la mort va me tomber dessus ? ». Leur conscience de la mort est intégrée dans chacun de leurs déplacements, dans chacun de leurs gestes, dans chacune de leurs relations. Chez les jeunes, il y a plus d’insouciance bien entendu, ils jouent, mais c’est parce que les parents veillent, au moindre bruit ils courent se réfugier. L’instinct est là. Le jeu chez l’animal, ce n’est pas seulement : « on prend du plaisir à jouer », c’est plutôt : « on apprend à survivre ». Au cœur même de leurs ébats ludiques, c’est encore la conscience de la mort qui agit.

    Chez l’humain, la conscience de mourir est présente lorsqu’il est tout petit, mais il la perd sous l’influence de ses parents, du milieu social, etc.… Tous les enfants perdent cette conscience de « devoir mourir ». Toutes les classes sociales subissent la même déprogrammation, elles ont accès aux mêmes sources d’information, à la même nourriture culturelle, affective, venant d’un système qui amène la perte de cette conscience de devoir mourir.

    C’est très paradoxal ce que je dis, parce que si l’on se trouve dans des milieux extrêmement durs où la criminalité est élevée, on peut penser que les gens sont dans cette conscience, je crois que non. Même dans ces endroits où le risque est grand de prendre une balle dans la tête en traversant la rue, l’homme n’a pas conservé ce dont je parle.

     


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