• Ce qui te semble bon

    Si je vous vois arriver avec votre manteau noir, je vais dire : « Tiens, voilà l’homme au manteau noir, et si je parviens à voir ce que vous portez dessous, je dirais : « tiens voilà la cravate verte et la chemise bleue ».

    Et si vous êtes tout nu, je dirais : « Tiens voilà la peau de … ». C’est ce que nous faisons pour identifier un cadavre : « Oui, c’est bien mon fils, il avait un grain de beauté là ! ». Nommer, c’est comme identifier, c’est aussi comme définir, c’est encore comme posséder, et surtout hélas comme connaître, mais rien n’est plus faux, nommer n’est pas connaître, nommer ne sert qu’à rédiger des listes. Connaître est un résultat que seul le corps peut atteindre. Si tu fais cette expérience de connaître cette chose qui se tient devant toi, alors tu peux lui donner un nom, mais tais-le ce nom, tais-le de peur que ton enfant croit que c’est l’unique opération nécessaire, retenir le nom de l’arbre ou du champignon. Ne te mets pas entre ton enfant et l’arbre, ne l’incite pas à s’imaginer que l’essentiel de la rencontre doit pouvoir s’écrire sur le papier (il ne pensera pas non plus que ce bout de papier est la chair de l’arbre), si tu le convaincs de cela, il oubliera jusqu’à l’endroit de la rencontre, qui ne peut être qu’en son cœur.

     


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  • Commentaires

    1
    Mala Redan
    Dimanche 15 Octobre à 08:07

     

    Mala et Redan très content !!!!!

    Beau dimanche mon seigneur.

      • Ron
        Dimanche 15 Octobre à 08:30
        Ron

        Bonne journée Mala, merci pour l'image.

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